L’identification
d’une météorite passe par trois phases : l’observation
visuelle, le test du nickel et enfin l’analyse isotopique
dans un laboratoire.
Des spécialistes
français, comme Alain Carion à Paris, par exemple,
pourront vous donner un premier avis sur votre trouvaille.
L’observation visuelle
La
croûte de fusion
Les météorites récemment tombées ou
bien conservées présentent une croûte de fusion,
c’est-à-dire une couche fine, très foncée,
qui est le résultat du frottement de la météorite
lors de sa traversée de l’atmosphère. Une
météorite complète ne présente en
principe pas d’angles saillants, de signes de porosité
ni de cavités (à quelques exceptions près).
Les
regmaglyptes
Appelées aussi « traces de pouce », ces déformations
font effectivement penser à des empreintes dactyles. Ce
sont des cavités produites par l’ablation de matière
lors de la rentrée dans l’atmosphère.
La
réaction à l’aimant
Certaines météorites sont attirées par un
aimant. Cependant, ce critère ne peut prouver quoi que
ce soit car certaines roches terrestres et certains matériaux
anthropiques sont également magnétiques.
La
densité
Elle est plus élevée pour certaines météorites
que celle des roches terrestres. Pour information, les chondrites
ordinaires ont en général une densité de
3,5 à 3,8. Les chondrites carbonées ont une densité
entre 2,2 et 2,9. Enfin, les fers ont une densité de 7,5
à 7,9.
Pour citer un exemple, une roche terrestre comme le granite a
une densité de 2,7.
L’aspect
intérieur des chondrites
Si vous êtes en présence de chondrites, vous pourrez
observer de petites particules sphériques cristallisées
à partir de goutelettes silicatées à l’intérieur
de la météorite. On les appelle des chondres.
L’aspect
intérieur des météorites de fer
Après polissage et attaque à l’acide, les
fers présentent des figures de Widmanstätten (présence
de kamacite et de taenite ; c’est le cas des octahédrites)
ou des lignes de Neumann (cas des hexahédrites).
L’analyse
chimique en laboratoire
L’analyse
chimique est souvent gratuite, parfois payante chez les organismes
privés mais en revanche, l’analyse réalisée
par ces derniers sera très rapide. Pour toute analyse en
laboratoire, la Meteoritical Society préconise d’envoyer
environ 20% de la masse totale de la découverte pour les
pièces de moins de 100g ou 20g pour les pièces supérieures
à 100g.
Avant de contacter
un laboratoire, faites expertiser visuellement votre roche auprès
d’un vendeur de météorites ou lors des bourses
d’échange ayant souvent lieu en France.
Contactez
d’abord par téléphone ou par courrier les
différents laboratoires ou marchands indiqués ci-dessous
avant d’envoyer votre spécimen. Dans tous les cas,
soyez patients. Les délais d’analyse dans les Muséums
peuvent aller jusqu’à un an !
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